Chemin de carême : chemin de service. Nous servons Dieu en servant les autres


40 jours pour vivre un temps de jeûne et de conversion. Un temps pour nous recentrer sur l’essentiel.

Le temps de carême c’est un temps de préparation, de prière, d’intimité avec Dieu, afin de réapprendre que « l’homme ne vit pas de pain seulement, mais de toute Parole qui sort de la bouche de Dieu. »
Le carême c’est un moment de remise en question, de retour sur soi-même, non pour y rester coincé, mais pour apprendre à mieux nous ouvrir aux autres.
Faire carême c’est se décentrer de nous-mêmes pour nous laisser déranger par les autres, les plus démunis, les plus pauvres de nos semblables. Faire carême c’est apprendre à moins dépenser pour nous, afin de donner aux autres.
Faire carême c’est apprendre à mieux servir nos frères et soeurs, sans tenir compte des origines, des croyances, ou encore des milieux sociaux.
Revenir à l’essentiel c’est donc remettre au centre, le service, nous rappeler que nous sommes des serviteurs et des servantes.
Notre Dieu est un Dieu serviteur, Jésus dira qu’il est venu sur terre non pour être servi, mais pour servir. Le centre de l’Évangile est le fait de servir, de se mettre au service de Dieu et des autres.
Dans l’épisode du lavement des pieds, rapporté en Jean 13, à travers la contestation de Pierre qui ne trouve pas juste de se faire laver les pieds par son Seigneur. Jésus « Le Rabbi » oppose une autre vérité, une vérité de service, une vérité existentielle : celle de l’humilité et de l’amour : "Vous m’appelez “le Maître et le Seigneur” et vous dites bien, car je le suis. Dès lors, si je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez vous aussi vous laver les pieds les uns aux autres. » (Jean 13/13-14)
C’est la vérité de l’amour qui se décline dans le service : « , lui, qui avait aimé les siens qui sont dans le monde, les aima jusqu’à l’extrême. » Cela rejoint la parole bien connue du Christ :« j’étais malade, en prison et vous m’avez visité, j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu froid et vous m’avez vêtu, …. » (Matthieu 25) Dans cet état d’esprit je vous laisse avec Rick Warren, pour continuer notre chemin de carême :
"Mais quiconque veut être grand parmi vous, sera votre serviteur." Marc 10.43
Le monde définit la grandeur en termes de pouvoir, de richesses, de prestige et de position. Si vous pouvez vous faire servir, c’est que vous avez réussi dans la vie. Dans notre mentalité du "moi d’abord", se comporter en serviteur n’est pas une notion très populaire.
S’il est important de connaître vos aptitudes pour servir Dieu, il l’est encore plus d’avoir un coeur de serviteur.

Jésus, cependant, mesurait la grandeur en termes de service et non de statut. Dieu détermine votre grandeur au nombre de personnes que vous servez, et non au nombre de celles qui vous servent.

Cette notion est tellement contraire à la grandeur selon le monde que nous avons du mal à la comprendre et encore plus à la mettre en pratique. Les disciples se disputaient pour savoir qui aurait la meilleure place et 2000 ans après, les responsables chrétiens jouent encore des coudes pour la première place dans les églises, les dénominations et les ministères.


On a écrit des milliers de livres sur le leadership, mais très peu sur le service. Tout le monde veut diriger ; personne ne veut être un serviteur. Nous préférons le rôle de général à celui de deuxième classe. Même les chrétiens veulent être des "serviteurs en chef" et non des simples serviteurs. Mais ressembler à Jésus, c’est être un serviteur. C’est ainsi qu’il s’est désigné lui-même. S’il est important de connaître vos aptitudes pour servir Dieu, il l’est encore plus d’avoir un coeur de serviteur.
Rappelez-vous que Dieu vous a façonné pour le service, non pour une vie centrée sur vous-même. Faute d’avoir un coeur de serviteur, vous serez tenté d’utiliser vos aptitudes à des fins personnelles. Vous serez aussi tenté de vous en servir comme excuse pour vous dispenser de répondre à certains besoins.

Dieu éprouve souvent nos coeurs en nous demandant de servir dans des domaines qui ne correspondent pas à nos compétences. Si vous voyez un homme tomber dans un fossé, il vous demande de lui venir en aide, non de dire : "Je n’ai pas le don de miséricorde ou de service."
Votre profil révèle votre ministère, mais votre coeur de serviteur révélera votre maturité. Il n’est besoin d’aucun talent particulier pour balayer et empiler les chaises après une réunion. Tout le monde peut être un serviteur. Tout ce qu’il faut, ce sont de bonnes dispositions.

Une question pour aujourd'hui

Comment savez-vous si vous avez un coeur de serviteur ? Jésus a dit : "Vous les reconnaîtrez à leurs fruits" (Matthieu 7.16).

Avez-vous un coeur de serviteur ? (fin de citation)

Bonne marche vers Pâques.

Pasteur Georges Quenon


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